Bodhisattva

8 000,00

Cuivre doré repoussé
Népal ou Tibet
Circa XIVe siècle
H. 16 cm

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Description

 

D’une forme particulièrement élégante et aérienne, ce superbe élément ornemental combine la figure d’un bodhisattva richement paré et au déhanché gracieux, à un foisonnant rinceau végétal stylisé déployant un ensemble de motifs floraux aux détails extrêmement soignés et variés.

La figure du bodhisattva

De par la multiplication de ses bijoux et sa posture, il ne fait aucun doute que nous sommes face à la représentation d’un bodhisattva. Assis dans la position du lotus (padmāsana) sur un socle lotiforme, ce il esquisse de la main droite le geste de l’absence de crainte (abhayamudrā) tandis que sa main gauche se refermait sur son attribut, peut-être la tige d’un lotus ou un vajra. En l’absence de cet élément iconographique, l’identification précise de ce bodhisattva ne peut être avancée.

Les bodhisattva se sont développés suite à l’émergence du bouddhisme Mahāyāna et sa volonté d’introduire davantage les laïcs dans la vie religieuse. Ces êtres, d’une grande pureté, sont « promis à l’Eveil », état spécifique des Buddha historiques avant leur “Illumination”. Ils refusent cependant d’y accéder prenant en compassion les créatures qui peuplent le monde phénoménal et ne voulant obtenir qu’avec eux la libération du cycle causal.

Arts himalayens : préciosité et raffinement

La richesse des parures et leur sophistication font écho au grand raffinement des volutes et motifs floraux du rinceau végétal. Pétale, tige, feuille : chaque ornement est réalisé avec soin. Cet aspect précieux, cette finesse dans le traitement des détails (le visage et la main du bodhisattva en sont de bons exemples), cette élégance d’ensemble sont caractéristiques des arts himalayens. On note en outre un certain maniérisme (très élégant ici et en aucun cas excessif) qui est un goût commun au Népal, au Tibet et à la Chine.

Ce très bel objet, au superbe travail d’ajours, est réalisé en cuivre doré selon la technique du repoussé, une technique dans laquelle excellaient notamment les artisans newars de la vallée de Kāthmāndu. Elle consiste à créer des décors en relief sur une plaque de métal, par pression ou percussion, à froid, et l’ensemble était ensuite doré au mercure. Les œuvres obtenues pouvaient atteindre des tailles conséquentes. Ce relief ici est un fragment. Il devait participer du décor du nimbe ouvragé entourant la divinité principale.

Provenance : Collection privée, Londres, Angleterre.

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